Je pars 10 jours pour vipassana

Posted by Rachel Guimbaud | Inde | Lundi 26 janvier 2009 10 h 19 min

Je pars demain pour une pratique de la vipassana : 8 heures de méditation pendant 10 jours.

Vipassana signifie voir clairement et en profondeur.

Cette pratique indienne est un moyen d’observer clairement les sensations du corps. En observant la manifestations des émotions, on apprend petit à petit à les bloquer. Si on bloque les émotions, on bloque le mental. On détruit alors l’ego et la conscience devient pure.

Tout ça pour dire que je ne serai absolument pas joignable pendant cette période.

A bientôt sur le site!

C’est bien grâce au soleil que nous voyons les nuages

Posted by Rachel Guimbaud | Inde | Lundi 26 janvier 2009 9 h 32 min

le ciel a l'aube Peu à peu, je comprends l’impact du féminin dans la culture indienne.

J’ai quelques interviews en poche mais j’ai surtout une prise de conscience grace à tous ces témoignages :

  • Il y la SHAKTI, la Mère divine où l’énergie féminine est l’Unité des forces divines et il y a la tradition du peuple où la place des femmes est différente de celle occupé par la Divinité.

Il a fallu comprendre ces deux facettes de la féminite en Inde. Je vous les expose aujourd’hui, après 10 jours passés içi. Il en faut du temps pour lâcher nos propres représentations et s’ouvrir enfin aux verités des autres peuples !

1. SHAKTI:

Durga est une des formes de la SHAKTI que je souhaite vous présenter.

Elle est une figure très présente partout en Inde, épouse de Shiva, le Dieu de la destruction. Elle est toute l’énergie divine que l’Hindousime manifeste de manière suprème : sous la forme féminine.

Statue de Durga posee dans le Gange« Durga est la conscience transcendante dans toute la connaissance. Elle est le vide dans tous les vides. Elle est, au-delà de qui il n’est point d’au-delà, appelée l’Inaccessible. » (Devi Upanishad).

Durga est apparue à l’appel des dieux pour combattre le buffle-démon Mahisha. C’est une guerrière. Elle porte un sari rouge symbolisant l’action et la déstruction des démons. Elle a plusieurs bras car les dieux lui ont chacun donné une arme pour se battre. Elle est souvent représentée sur un lion.

Elle est en photo dans les maisons, elle est en statue dans les temples. Elle est ici posée tranquillement et majestueusement dans les eaux du Gange.

2. LA TRADITION INDIENNE :

Elle conditionne la vie des femmes, et des hommes. Les femmes, qui sont içi mon sujet, ont des droits et des devoirs inscrits dans cette tradition. Elles jouissent de certains droits dont nous, femmes françaises, n’avons pas la jouissance, ou depuis peu. Elles ont aussi des devoirs dont certaines disent souhaiter la disparation pour être plus libre lorsqu’elles comparent leur liberté à celles des femmes occidentales qu’elles peuvent rencontrer.

Voila pour le Divin et la tradition au féminin. Il s’agit d’une courte introduction.

Je peux desormais m’intéresser aux ponts qui relient ces deux présences féminines dans la vie sociale et dans la spiritualité. Là encore s’il y en a.

sari traditionnelune femme preparant les guirlandes de fleurs comme offrandes aux Dieuxrassemblement pour feter le jour de l'independance de l'Inde

Besoin de temps, j’observe.

Posted by Rachel Guimbaud | Inde | Samedi 24 janvier 2009 6 h 31 min

l'aarti sur les bords du Gange, Haridwar

Je n’ai pas écrit depuis quelques jours.

En réalité, je ne sais pas trop quoi écrire. J’ai du mal à distinguer le projet de ma recherche personnelle.

C’est évident, je ne suis pas ici par hasard. J’ai une raison que je dois m’efforcer d’approcher pour donner un véritable sens à mon projet.

Mes premiers jours passés ici sont donc difficiles. Je ne sais pas par quoi commencer.

Je remets en question ma grille d’entretien que je prévoyais de présenter lors de mes interviews : je ne sais pas moi-même répondre a ces questions. Je ne sais pas non plus quelle finalité je recherche à travers les témoignages. A priori, je manque de recul sur le sujet. Alors j’ai utilisé une autre méthode.

J’ai relu mes questions en remplaçant les mots « hommes/femmes » par « blancs et noirs » pour me rendre compte si je n’étais pas discriminante dans mon approche. Ce n’était pas le cas.

Je me suis alors demandée ce que je voulais entendre des personnes interviewées. J’en suis venue aux réponses que j’attendais pour ma propre existence de femme Quelle est ma part de féminité et quelle est ma part de masculinité ? Comment se manifestent ces deux énergies dans la spiritualité et dans les habitudes sociales et familiales.satsang aupres de Swamiji Vijayananda

La difficulté du projet est bien sûr de mener une quête personnelle et une enquête sociologique ;  si je puis l’appeler comme ça sans prétendre être sociologue. Je demande à ces femmes des réponses que je n’arrive pas moi-même à avoir sur ma vie de femme.

Alors, avec l’aide des témoignages des femmes et des hommes que je rencontres, je laisse le temps me faire avancer dans ma propre réflexion. Je m’inspire de ces moments infinis sur les bords du Gange, lors des pujas ou juste la, assise sur le ghat. J’observe le mouvement de l’eau. Tout coule.

Besoin de temps, j’observe en dehors et en dedans de moi-meme.

Je vous présente Ma, La Mère Divine

Posted by Rachel Guimbaud | Inde | Mercredi 21 janvier 2009 7 h 46 min

Ma Ananda MayeMa ananda Mayee est née en 1896 au Bengale, aujourd’hui le Bengladesh. Elle est née avec l’éveil, Elle n’aura aucunnement besoin de travailler sa pratique spirituelle puisqu’elle n’est autre que la manifestation totale de Dieu. Elle est une « avatar ». Sa simple présence a suffit à n’importe quel enseignement sur la spiritualité.

Il est dit que Ma n’avait pas d’ego. Or l’ego ( les desirs, les habitudes, les jugements, l’agitation mentale) est tout ce qui nous empèche de nous unir avec le Divin. Bien plus, Ma détruit notre ego. Nous trouvons en elle la vraie nature de notre Soi profond.

Ma est bien plus qu’une femme, Elle est La Mère Divine.

Je suis là quelques jours pour me rapprocher de Sa présence et par la-même de moi-même. Par rapport au projet « Force de Femmes », j’ai aussi choisi de venir là pour comprendre comment Son statut de femme était perçu par ses disciples et comment Elle a pu faire bouger les traditions en faveur des femmes autour d’Elle.

Je viens ici pour la deuxième fois.

J’aime cette endroit. Il est tranquille. Il vibre.

Samedi 17 janvier : Arrivée à Kankhal

Posted by Rachel Guimbaud | Inde | Lundi 19 janvier 2009 12 h 15 min

Ma Ananda MayePetit village près d’Haridwar.

Ma Ananda Mayee est la plus Grandre Sainte de l’Inde du 20 eme siècle. Nee en 1896, Elle a quitte Son corps en 1982. Ce dernier repose ici même. Chaque jour, des chants et des prières Lui sont offerts.

Je suis installée là pour quelques jours, dans une guest house près du temple.

Le temps de vous en dire un peu plus sur Cette Femme extraodinaire que de nombreux indiens et occidentaux vénèrent jusqu’à présent.

Une infrastructure à l’envers du decor

Posted by Rachel Guimbaud | Inde | Lundi 19 janvier 2009 7 h 33 min

metro aerien a new DelhiPaharganj, main bazaartemple de Bahai

Dernier jour passé à Delhi. Entre mes passages dans différents temples hindoues de la ville, j’en profite pour prendre le métro et être attentive à ces éléments très modernes qui viennent s’implanter de manière tout à fait naturelle dans un décor tout à fait paradoxal. Delhi est une ville surprenante. Elle est cependant très polluée. Chaque soir, si on se mouche le nez , on peut observer que le mouchoir devient noir ! Chaque matin, mes yeux me brulent et mes poumons sont pris comme si j’avais fumé un paquet de clopes entier. Trois jours à Delhi, pas plus pour garder la santé.

metroet pourtant, ca marche...dans les couloir du metro

Les femmes aux 1000 facettes

Posted by Rachel Guimbaud | Inde | Samedi 17 janvier 2009 12 h 33 min

affiche publicitairedes femmes a Delhi

Je voulais rester sur Delhi quelques jours le temps de prendre deux plans différents : les femmes en habits traditionnels et les femmes modernes. Je voulais illustrer l’un des paradoxes de ce pays : son économie à double vitesse. Que je suis naïve… il n’existe pas deux types de femmes ici mais autant qu’il en existe !

  • Des femmes au sari rose, illuminées de couleurs, elles cachent sous un léger voile un visage d’ange, si beau et des yeux malicieux.
  • Des femmes mendiant à travers les embouteillages, entre deux rick-chows, elles sont noires de pollution et de saleté, leur yeux aussi sont noirs mais d’un noir perçant et profond.
  • Des jeunes femmes habillées comme celles qu’on peut voir à Paris : pantalon stretch, haut moulant, maquillage et boucles d’oreilles.
  • Il y a aussi des femmes qui mèlent leurs habits traditionnels avec une touche de modernité  en y ajoutant une veste en jean.
  • Des jeunes femmes scolaires avec leur même uniforme.

Il y en a tant d’autres. Elles sont uniques et sont le reflet d’un pays diversifié, aux 1000 facettes.

14 janvier : Les rencontres commencent

Posted by Rachel Guimbaud | Inde | Jeudi 15 janvier 2009 15 h 05 min

Hansa et sa fille Que c’est bon de ne pas savoir de quoi sera fait la journée. J’ai tout mon temps et rien de vraiment prévu. Après avoir rencontré hier trois jeunes européennes avec qui j’ai flané à travers les marches du vieux Delhi (à Chanki Chawn), ce matin je décide de partir seule, camera dans le sac et mon courage à deux mains pour aller à la pêche aux images. J’ai peur de sortir l’appareil de peur d’attirer le regard des gens. Et ce n’est qu’une peur : après avoir relaché la pression, je m’aperçois que tout se gère bien finalement. Il suffit d’être discrète et d’être à l’aise : keep cool, every things is possible in India, c est une phrase bien connue ici.

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Finalement, ca me plait. Du coup, je suis très attentive à tout se qui se passe autour de moi. Avec ce projet en tête, j’ai l’oeil sur les femmes indiennes et j’observe toute leur diversité, leurs différents habits, leurs différentes activités, leurs différentes attitudes, leur beauté à toutes. J’ai passé un long moment avec Hansa, 35 ans, et sa fille de 12 ans. Toutes les deux vendent des nappes sur le trottoir de Conaught Place, une place entièrement commerçante. Elles m’ont entièrement dessinée la main au héné. A mon tour, je leur offrirai les photos que j’ai prise d’elles. Elles sont étonnantes, chaleureuses et drôles. Nous échangeons nos contacts, nous nous reverrons.

13 janvier : Arrivée à Delhi

Posted by Rachel Guimbaud | Inde | Mardi 6 janvier 2009 0 h 12 min

Thé chai

Arrivée au petit matin de ce mardi 13 janvier. Le jour se lève peu a peu.

J’avais oublié cette odeur particulière des rues de Delhi. Ca fait du bien de revenir ici. Juste arrivée dans le quatier de Paharganj, je m’assoie sur le bord d’un trottoir pour déguster enfin le premier chai de mon voyage (thé indien au lait et aux épices), auprès de cette charmante mami.e La journée peut commencer, le voyage aussi.